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Marketing digital

Les tendances 2021 en marketing et communication, cinq ans après

Une tendance annoncée se juge quelques années plus tard, sur des faits observables, et non sur l’enthousiasme qui l’accompagnait au moment de l’annonce.

Une pile de revues fermées vues par la tranche sur une table basse en bois, lumière naturelle de côté, plan large.

Sept tendances revenaient dans les annonces faites pour 2021 en marketing et communication. Cinq ans plus tard, quatre se sont installées au point de devenir banales, deux ont pris une forme très différente de celle qui était annoncée, et une n’a jamais quitté le stade de la promesse. Le tri se fait sur ce qui s’observe, pas sur ce qui s’espérait.

Des dossiers cartonnés rangés verticalement dans une caisse ouverte posée au sol, étiquettes manuscrites, lumière rasante d’entrepôt, plan serré.
Les annonces d’une année se rangent comme des archives : ce qui est resté sert encore, le reste tient dans une caisse.

Pourquoi relire une liste de tendances cinq ans après ?

Parce qu’une annonce ne se juge qu’à distance. Au moment où elle est faite, une tendance est une hypothèse défendue par ceux qui y ont intérêt, et rien ne permet de la distinguer d’une mode. Cinq ans plus tard, la question devient vérifiable : l’usage est-il entré dans les habitudes ordinaires, ou a-t-il disparu du vocabulaire courant ?

L’exercice a un intérêt pratique pour une petite structure : il évite de relancer aujourd’hui un chantier qui a déjà été tenté, abandonné, et dont personne ne parle plus. Aucune part de marché ni statistique d’adoption n’est avancée ici, car ces chiffres varient selon la source et le périmètre retenus. Le critère utilisé est plus simple : l’usage se rencontre-t-il encore, en 2026, chez des organisations de petite taille ?

Qu’est-ce qui s’est installé ?

Tendance annoncée pour 2021État observé le 02/09/2026
Rendez-vous et événements à distanceinstallée, devenue une option ordinaire
Vente en ligne avec retrait sur placeinstallée, y compris chez les petits commerces
Vidéo courte au format verticalinstallée, devenue un format par défaut
Attention portée aux données personnellesinstallée, sous l’effet de la règle plus que de la mode
Assistants conversationnelstransformée, sous une forme imprévue
Disparition des traceurs publicitaires tiersrepoussée, jamais arrivée au rythme annoncé
Recherche vocale comme canal principalnon advenue pour les petites structures

Les quatre premières lignes ont un point commun : elles répondaient à une contrainte réelle, et non à une envie de nouveauté. Un rendez-vous à distance fait gagner un déplacement, un retrait sur place résout un problème de livraison, une vidéo verticale se regarde à une main, et la protection des données est devenue une obligation avant d’être une tendance.

Qu’est-ce qui a changé de forme ?

Les assistants conversationnels sont l’exemple le plus net. Ce qui était annoncé était un arbre de réponses préécrit, chargé de filtrer les demandes simples sur un site. Ce qui existe aujourd’hui repose sur des modèles de langage génératifs, avec un comportement, un coût et des risques différents. La tendance s’est réalisée, mais pas avec la technique qui la portait, et une organisation qui avait investi dans l’arbre de réponses a produit un travail à refaire.

La disparition annoncée des traceurs publicitaires tiers appartient à une autre catégorie : elle a été repoussée à plusieurs reprises, et l’écosystème publicitaire a continué de fonctionner pendant ce temps. Pour une petite structure, la conséquence est restée théorique, ce qui rappelle une règle utile : une échéance annoncée par un acteur qui a intérêt à la fixer ne se planifie pas comme une date certaine.

Qu’est-ce qui n’est jamais arrivé ?

La recherche vocale comme canal principal. L’annonce voulait qu’une part importante des recherches passe par la voix et que les contenus soient réécrits pour être lus à haute voix. Cinq ans plus tard, l’usage existe pour des demandes très courtes et très locales, mais il n’a pas remplacé la lecture, et aucune petite organisation ne construit sa communication autour de lui. Le travail de réécriture recommandé à l’époque aurait été perdu.

Un tableau blanc mural portant des colonnes tracées au feutre noir et des aimants ronds, salle vide, lumière de néon, plan moyen légèrement décalé.
Deux colonnes suffisent à trier une liste de tendances : ce qui s’est installé dans les usages, et ce qui a disparu sans laisser de trace.

Que retenir pour trier les annonces suivantes ?

  • Une tendance qui résout une contrainte matérielle a de bonnes chances de rester.
  • Une tendance qui demande un changement d’habitude sans contrepartie visible s’éteint.
  • Une échéance annoncée par un acteur intéressé se traite comme une hypothèse, pas comme une date.
  • Une technique peut disparaître pendant que le besoin qu’elle servait, lui, se confirme.
  • Le coût réel d’une tendance manquée est presque toujours inférieur au coût d’une tendance suivie trop tôt.

Le dernier point est le plus utile à une petite structure. Arriver un an après sur un usage installé coûte un rattrapage. Investir un an avant sur un usage qui ne s’installe pas coûte l’investissement entier, plus le temps qui n’a pas été mis ailleurs. Les leviers eux-mêmes, indépendamment des annonces, sont situés dans le marketing digital.

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