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Point de ContactMarketing, design, supports

Design et identité visuelle

L’affiche et l’infographie comme supports

Une affiche se lit de loin, une infographie se lit de près. Le format et le corps du texte se choisissent à partir de cette distance, pas à partir du goût.

Un panneau d’affichage municipal vitré fixé sur un mur de pierre, feuilles imprimées punaisées à l’intérieur, rue vide, lumière grise du matin, plan large.

Une affiche se lit de loin, une infographie se lit de près, et cette différence commande tout le reste : le format, la taille du texte, la quantité d’information et le type de papier. Les dimensions se prennent dans la table de référence de ce média et ne se recalculent pas ici.

Un couloir vide avec un cadre accroché au fond, sol carrelé, perspective centrée, lumière naturelle en enfilade, plan large à 28 mm.
La distance de lecture se mesure sur place : un couloir de dix mètres ne demande pas le même corps de texte qu’un hall d’accueil.

Affiche ou infographie : quelle différence de conception ?

L’affiche transmet une information en quelques secondes à une personne qui passe. L’infographie explique une suite d’informations à une personne qui s’arrête. La première supporte trois éléments au maximum, la seconde en supporte vingt à condition qu’ils soient ordonnés.

Confondre les deux produit le défaut le plus fréquent en affichage public : une affiche chargée comme une infographie, illisible à trois mètres et jamais lue à cinquante centimètres, puisque personne ne s’approche d’un mur pour lire une affiche. La décision se prend donc avant la mise en page, en répondant à une question : où sera-t-elle posée, et à quelle distance passe le lecteur ?

Quel format pour quelle distance de lecture ?

EmplacementFormat courantContenu supportable
Vitrine, à quelques mètresA2 ou A1un titre, une date, un lieu
Panneau de rue, en passantA1 ou A0un message unique et un repère visuel
Couloir ou hall, lecture deboutA3 ou A2un titre et quelques lignes
Document consulté en mainA4 ou A3une infographie complète

Un A0 mesure 841 x 1189 mm, un A1 594 x 841 mm, un A2 420 x 594 mm et un A3 297 x 420 mm. Ces valeurs viennent de la série normalisée et se retrouvent, avec leur marge de fond perdu et leur équivalent en pixels, dans la table des formats de ce média.

Quelle taille de texte retenir ?

La règle utilisable n’est pas un chiffre mais une vérification. Le principe professionnel constant est que la taille du texte croît avec la distance de lecture, mais les valeurs précises varient selon la police, le contraste et l’éclairage du lieu : ce média ne publie donc aucune correspondance chiffrée tant qu’elle n’a pas été vérifiée sur plusieurs documentations techniques.

Le contrôle qui remplace le chiffre tient en deux gestes. Imprimer la maquette à l’échelle réduite sur une feuille A4, puis la regarder à une distance réduite dans la même proportion : une affiche A0 lue à cinq mètres se contrôle sur une réduction au quart lue à environ un mètre vingt. Le second geste consiste à afficher la maquette réelle sur place, avant le tirage définitif, et à passer devant en marchant.

Comment prépare-t-on un fichier destiné à l’agrandissement ?

En travaillant avec des éléments qui supportent l’échelle. Un texte et une forme dessinée restent nets quelle que soit la taille du tirage. Une photographie, elle, dépend de sa définition d’origine : une image nette à l’écran peut se défaire au premier agrandissement, et aucun réglage ne récupère une définition absente.

Le fond perdu de 3 mm sur chaque bord vaut aussi pour les grands formats, avec une nuance importante : plus le support est grand, plus la zone de sécurité intérieure doit être généreuse, car le moindre décalage de coupe se voit davantage. Sur la résolution, la règle des 300 points par pouce à l’échelle 1 ne s’applique pas aux très grands formats, qui se regardent de loin. La valeur acceptée varie d’un atelier à l’autre et se demande avant de préparer le fichier.

Que vérifier avant l’impression ?

  • Le message principal se comprend en moins de trois secondes, sans lire le reste.
  • Le contraste entre le texte et son fond reste fort, y compris sur papier satiné sous un plafonnier.
  • Les informations pratiques, date, lieu, adresse, sont exactes et relues par une autre personne.
  • Aucun élément essentiel n’entre dans la zone de sécurité.
  • Les images atteignent la définition attendue à la dimension finale, pas à la dimension d’écran.
Une grande feuille imprimée posée à plat sur une table, un coin relevé entre deux doigts, papier légèrement satiné, lumière rasante, plan serré.
Le papier se juge à plat et incliné : un satiné renvoie la lumière du plafonnier et efface une partie du texte.

Où cette page se situe-t-elle dans la chaîne ?

Entre les règles d’identité et la fabrication. Les couleurs, les caractères et le placement du logo viennent de la charte, et le format vient de la table. Le rôle de cette page est de faire le lien entre les deux à partir d’une seule question, celle de la distance de lecture. La rubrique qui la contient, le design graphique, situe les autres pièces de la chaîne.

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