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Supports imprimés

Le format d’une carte de visite

La carte de visite au format français mesure 85 x 55 mm. C’est un usage commercial constaté, distinct du format nord américain, et il commande tout le gabarit.

Une pile de cartes imprimées vierges posée sur un plan de travail sombre, angles vifs bien nets, lumière rasante qui détache l’épaisseur, macro.

La carte de visite au format français mesure 85 x 55 mm. Ce n’est pas une norme mais un usage commercial constaté en France, distinct du format nord américain. Le fichier se prépare en 91 x 61 mm, fond perdu de 3 mm sur chaque bord compris, soit environ 1004 x 650 pixels à 300 points par pouce.

Un gabarit de découpe en carton posé sur une feuille blanche, ouvertures rectangulaires alignées, crayon dans le coin, lumière douce, vue de dessus.
Le gabarit porte trois traits : le format fini, la limite de fond perdu et la zone de sécurité.

Quelles sont les dimensions d’une carte de visite ?

Le format fini courant en France est 85 x 55 mm, en orientation paysage comme en orientation portrait. Cette dimension n’est pas fixée par une norme internationale : elle relève d’un usage professionnel très majoritaire, et elle est présentée ici comme telle. Le format employé en Amérique du Nord est légèrement différent, ce qui explique qu’un gabarit téléchargé sans vérification donne parfois une carte qui ne rentre pas dans un porte-cartes français.

La conséquence pratique est double. Il faut vérifier l’unité et la dimension du gabarit avant de commencer la mise en page, et il faut se méfier des modèles fournis par des outils étrangers, qui appliquent leur format par défaut sans le signaler.

Quelles marges ajouter avant l’impression ?

MesureValeurNature
Format fini85 x 55 mmusage commercial constaté en France
Document à préparer91 x 61 mmformat fini plus 3 mm de fond perdu par bord
Définition à 300 points par pouceenviron 1004 x 650 pixelscalcul, format fini
Zone de sécurité intérieure3 à 5 mm selon l’atelierfourchette constatée, pas une norme

Le fond perdu existe parce qu’une pile de cartes coupée au massicot bouge de quelques dixièmes de millimètre. Sans ces 3 mm, un aplat de couleur ou une photographie qui s’arrête pile au bord laisse apparaître un liseré blanc sur une partie du tirage, et le défaut ne se répartit pas également sur les exemplaires.

La zone de sécurité protège l’inverse : tout ce qui doit rester entier, texte, logo, numéro, se tient à distance du bord. Sur un support aussi petit, une marge intérieure généreuse a un second effet, esthétique celui-là : elle donne à la carte l’air d’être respirée plutôt que remplie.

Combien de pixels pour le fichier ?

La formule s’écrit et se rejoue : dimension en millimètres divisée par 25,4, multipliée par 300. Pour 85 mm de large, le calcul donne 85 divisé par 25,4, multiplié par 300, soit environ 1004 pixels. Pour 55 mm de haut, il donne environ 650 pixels. Ces valeurs correspondent au format fini ; un document préparé avec son fond perdu compte quelques dizaines de pixels de plus sur chaque dimension.

Une carte se tient à trente centimètres des yeux, donc la définition compte réellement : un logo exporté à la taille d’un affichage d’écran se verra pixelisé une fois imprimé. Un signe dessiné en courbes plutôt qu’en pixels règle définitivement la question, quelle que soit la taille du tirage.

Que met-on sur une carte, et que laisse-t-on de côté ?

  • Le nom et la fonction, lisibles sans effort.
  • Le nom de la structure et son signe visuel.
  • Un moyen de contact direct, deux au maximum.
  • L’adresse du site, écrite simplement, sans préfixe technique.
  • L’adresse postale, seulement si les visiteurs viennent sur place.

Ce qui reste dehors compte autant : la liste complète des services, les mentions de réseaux sociaux quand ils ne sont pas tenus, et les phrases de présentation. Une carte n’argumente pas, elle permet de rappeler quelqu’un. Chaque ligne supprimée agrandit celles qui restent, ce qui est la seule manière d’augmenter la lisibilité sur 85 x 55 mm.

Recto seul ou recto verso ?

Les deux se défendent, et le choix se fait sur l’usage plutôt que sur le prix. Un verso imprimé reçoit utilement un signe visuel, une adresse de site ou un code à scanner. Un verso laissé blanc reste disponible pour une note manuscrite, ce qui a une valeur réelle dans les métiers où l’on note un rendez-vous ou une référence sur la carte reçue.

Un verso entièrement recouvert d’un aplat sombre demande une attention particulière : la moindre rayure et la moindre trace de manipulation s’y voient, et la coupe y est plus visible. C’est le cas où le fond perdu et la zone de sécurité doivent être respectés au millimètre.

Un porte-cartes métallique ouvert posé sur une table en bois clair, quelques cartes vierges dedans, lumière naturelle de côté, plan serré.
Le format se justifie par son usage : la carte doit tenir dans un porte-cartes et dans une poche sans se plier.

Que vérifier avant d’envoyer le fichier ?

  • Le document est enregistré en 91 x 61 mm, pas en 85 x 55 mm.
  • Aucun texte ni logo n’entre dans la zone de sécurité.
  • Le nom, le numéro et l’adresse électronique ont été relus par une autre personne.
  • Les polices sont incorporées ou converties, pour que l’atelier voie le même dessin.
  • Le recto et le verso sont dans le bon ordre et à la même orientation.

La relecture par une autre personne est la vérification qui sauve le plus de tirages : une erreur de dimension se rattrape avant impression, une coquille dans un numéro de téléphone ne se découvre qu’une fois les cartes en main. Le choix du support et sa préparation générale sont traités dans les supports imprimés, et toutes les autres dimensions se lisent dans la table des formats.

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