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La landing page, structure et exemples

Une landing page poursuit une seule action. Tout ce qui ne sert pas cette action, navigation comprise, se discute bloc par bloc.

Une grande feuille blanche divisée en cinq rectangles tracés au crayon et punaisée sur un mur clair, règle posée dessous, lumière de studio, plan large.

Une page d’atterrissage poursuit une seule action et retire tout ce qui en détourne, navigation comprise. Sa structure se lit toujours dans le même ordre : promesse, preuve, objection levée, action. Chaque bloc a une fonction précise, et un bloc qui ne remplit pas la sienne se supprime plutôt qu’il ne se décore.

Des rectangles de papier découpés et disposés verticalement sur une table, ordonnés du plus grand au plus petit, lumière rasante, vue de dessus.
Les blocs se posent d’abord en papier : l’ordre se discute avant la première ligne de mise en page.

Qu’est-ce qui distingue une landing page d’une page ordinaire ?

Une page de présentation informe et laisse le visiteur choisir la suite. Une page d’atterrissage propose une seule suite possible, parce qu’elle reçoit un visiteur venu d’un endroit précis, avec une attente précise. Cette contrainte explique la plupart de ses caractéristiques : peu ou pas de menu, un seul type de bouton, un chemin de lecture unique du haut vers le bas.

La conséquence pratique est qu’une page d’atterrissage ne se juge jamais seule. Elle se juge avec la source qui l’alimente : le message qui a fait cliquer et la promesse affichée en haut de page doivent dire la même chose, dans les mêmes mots. Un décalage entre les deux produit un départ immédiat, quel que soit le soin apporté au reste.

Quels blocs composent la structure, et dans quel ordre ?

BlocCe qu’il doit contenirComment savoir qu’il échoue
Promessece que le visiteur obtient, en une phraseil faut lire deux fois pour comprendre l’offre
Précisionpour qui, dans quel cas, avec quelles limitesdes demandes hors sujet arrivent
Preuveun élément vérifiable, pas un adjectifle bloc pourrait figurer sur n’importe quel site
Objectionla question qui retient, traitée franchementla même question revient dans les messages reçus
Actionun seul bouton, un verbe, ce qui se passe ensuitele visiteur hésite entre deux boutons différents
Rassurancece qu’il advient des données saisiesle formulaire est ouvert mais pas envoyé

L’ordre compte autant que le contenu. La promesse arrive avant toute explication, parce qu’un visiteur qui ne sait pas où il est ne lit pas la suite. L’objection arrive avant l’action, parce qu’une objection non levée bloque le clic sans laisser de trace exploitable.

Comment décrire une structure sans copier un modèle ?

En observant ce que font les pages publiques du même secteur, puis en gardant la logique plutôt que la mise en page. Les structures décrites ici viennent de pages accessibles à tous et se reconnaissent facilement : promesse en haut de premier écran, bénéfice décliné en trois blocs, réponses aux questions fréquentes en bas, formulaire répété une fois.

Ce média n’attribue aucun taux de conversion à un exemple observé. Un chiffre annoncé par l’auteur d’une page n’est pas vérifiable de l’extérieur, et un chiffre repris sans son contexte devient un mauvais repère. Ce qui se transporte d’une page à l’autre, ce sont les blocs et leur ordre, jamais les résultats.

Faut-il retirer le menu de navigation ?

Sur une page qui poursuit une seule action, oui dans la plupart des cas, avec deux exceptions. La première concerne les pages d’un site marchand connu, où l’absence de navigation inquiète plus qu’elle ne concentre. La seconde concerne les liens obligatoires, mentions légales et politique de confidentialité, qui restent accessibles en bas de page.

Le principe se formule autrement : chaque lien sortant est une porte de sortie. Une page d’atterrissage qui affiche douze liens propose douze manières de ne pas remplir le formulaire, et le résultat se lit ensuite dans le taux de conversion, sans qu’il soit possible de savoir par quelle porte les visiteurs sont partis.

Combien de champs dans le formulaire ?

  • Ceux qui servent à répondre, et rien d’autre.
  • Un champ de contexte au maximum, s’il change réellement la réponse.
  • Une indication claire des champs facultatifs, quand il y en a.
  • Une information sur l’usage des données, à côté du formulaire et non ailleurs.
  • Une confirmation visible après l’envoi, qui dit ce qui va se passer et quand.

La confirmation est le point le plus souvent négligé. Un formulaire qui se vide sans rien dire laisse penser à un échec, et la personne recommence ou renonce. Un message qui annonce un délai de réponse évite les deux.

Un bouton-poussoir métallique rouge encastré dans un boîtier gris fixé au mur, peinture écaillée, lumière directe, macro légèrement de biais.
Une seule action possible : c’est la contrainte qui distingue une page d’atterrissage d’une page de présentation.

Comment cette page s’inscrit-elle dans le site ?

Elle en fait partie sans en dépendre. Une page d’atterrissage vit souvent en dehors de l’arborescence principale, alimentée par une source précise, mais elle applique les mêmes règles d’identité et d’obligations que le reste. L’ordre général des étapes est traité dans la création de site web, et cette page ne remplace pas la réflexion sur le plan d’ensemble : elle décrit un cas particulier, celui de la page à une seule sortie.

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